Créer un continuum ininterrompu de soins

21 Oct 2001

 

Gary Furlong est directeur général du CLSC Métro.

Le partenariat est important pour Gary Furlong. Comme directeur général du CLSC Métro (centre-ville et Westmount), il offre aux résidants de ce territoire une grande variété de services sociaux et de santé.

En même temps, il siège à plusieurs comités en compagnie de professionnels et d'autres partenaires communautaires du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), pour trouver des façons de rendre le grand réseau des services sociaux et de santé de Montréal aussi solide qu'il puisse l'être.

« Au CLSC Métro, nous soignons les gens de tous les âges, commente-t-il. Puisque notre population est si variée—elle comprend les résidants du centre-ville ainsi que de Westmount—nous offrons une vaste gamme de programmes. » Les résidants du district peuvent se prévaloir de services médicaux, infirmiers et sociaux, y compris les soins post-hospitaliers à domicile ou au CLSC, la ligne téléphonique 24 heures Info-Santé, les soins à domicile pour les personnes âgées et les malades chroniques, les soins prénataux et postnataux, les consultations sur le SIDA qui comprennent les tests de détection des anticorps anti-VIH gratuits et les tests de laboratoires.

« Je suis convaincu que l'emménagement du CUSM au Glen doit se faire pour le bienfait de l'évolution générale des soins de santé dans notre ville. J'appuie vigoureusement la construction du nouvel établissement parce que, pour qu'un réseau de services sociaux et de santé fonctionne, tous les secteurs doivent disposer des outils dont ils ont besoin. Pour le CUSM, cela signifie un établissement de soins moderne, à la fine pointe et spécialisé. Pour les CLSC et les autres services communautaires, cela signifie un financement plus adéquat des ressources et la coordination de l'aide médicale afin que nous puissions prodiguer des soins de première ligne de la manière qui sert le mieux nos communautés. »

La collaboration entre le CUSM et les CLSC a produit des initiatives d'action communautaire efficaces. L'une d'elles consistait à établir un protocole d'anticoagulation afin que certains patients qui sont traités à l'urgence pour les caillots sanguins puissent éviter un séjour à l'hôpital en recevant les traitements nécessaires à domicile ou au CLSC.

Un autre projet pilote conjoint auquel ont participé cinq CLSC et le CUSM consistait à offrir une combinaison de soins de jour à l'hôpital et de soins palliatifs intensifs à domicile pour appuyer les patients et leur famille.

L'emménagement au Glen améliorera ces deux projets en procurant un endroit ou les services pourront être harmonisés. En ce moment, par exemple, les infirmières au pavillon Hôpital Royal Victoria doivent obtenir les résultats de tests sanguins du pavillon Hôpital général de Montréal parce que les données sont envoyées à l'hôpital le plus proche du CLSC qui a fait la prise de sang.

« Le Réseau communautaire d'information sur la santé est un autre exemple d'activités que se partagent le CUSM et les CLSC, poursuit M. Furlong. C'est une infrastructure de communication qui permet aux professionnels des CLSC et des cliniques médicales privées dans la communauté d'échanger de l'information clinique. Le but est de faciliter une approche collective et un accès bilatéral aux systèmes d'information internes. Le système permet aux médecins participants d'avoir un accès confidentiel au système informatique de l'hôpital pour obtenir, disons, les résultats d'un rapport de pathologie ou les résultats de laboratoire. Le professionnel obtient ainsi de l'information courante et commune afin de prodiguer les meilleurs conseils et les meilleurs soins possible au patient. »

La confidentialité est assurée en obtenant la permission écrite du patient et en respectant un processus de consentement obligatoire et rigoureux.

L'emménagement dans l'établissement ultra moderne du Glen est en lui-même un motivateur puissant pour l'instauration et l'utilisation des toutes dernières technologies afin d'appuyer et d'améliorer la tâche de presque tous les travailleurs de la santé. Par exemple, il est préférable que le diagnostic de la maladie soit fait par un humain empathique et attentif. Toutefois, lorsque les médicaments sont entrés électroniquement dans le dossier d'un patient, les bases de données informatiques sont particulièrement adeptes à souligner les interactions inappropriées entre les médicaments et les sensibilités allergiques. Les médecins qui résistent actuellement au virage vers cette plus grande approche technologique à la médecine devraient s'allier à la nouvelle culture automatisée plus facilement lorsqu'ils y seront plongés.

De plus, dans l'établissement unique, les patients qui reçoivent des services à domicile auront l'avantage supplémentaire de pouvoir visiter un Centre de ressources documentaires pour les patients, bien organisé et doté de personnel professionnel, où ils pourront accroître leur sens d'autonomie et leur compréhension, tandis qu'ils s'intéresseront davantage à leur propre traitement, appuyés par des professionnels de la santé. Le Centre sera aussi ouvert au public.

« Nos projets conjoints, explique M. Furlong, ont vu le jour parce que les CLSC et le CUSM ont travaillé ensemble pour trouver une façon de partager la prestation des soins de santé aux patients de façon à ce que chaque élément du système puisse accomplir ce qu'il fait le mieux et de ne pas doubler les services. »

Carol Common, qui, comme conseillère, programme de développement des liens avec la communauté, établissements pour adultes du CUSM, travaille en collaboration étroite avec les partenaires du réseau, décrit le paysage changeant des services médicaux à Montréal. « Le public a dû s'ajuster à la nouvelle façon de prodiguer des soins de santé; au lieu d'obtenir la plupart de leurs soins à l'hôpital, ils reçoivent différentes formes de soutien de la part de différentes institutions au sein de la communauté. Il est important que les gens réalisent qu'il ne seront pas négligés une fois qu'ils auront quitté l'hôpital et que nous tous dans le réseau avons travaillé d'arrache-pied pour nous assurer que leurs soins sont excellents peu importe à quel stade de la vie il se trouvent. »

M. Furlong conclut en témoignant sur la collaboration parmi ses collègues. « Il y a de la bonne volonté autour de la table pour livrer un continuum ininterrompu de soins à nos populations; l'ouverture et le leadership du CUSM ont été des plus précieux, dit-il. Nous tous qui sommes des dispensateurs de soins de santé dans cette ville sommes engagés à être réceptifs au public; le meilleur intérêt du patient est toujours au centre de tous nos efforts. »

Article publié par la Fondation CUSM dans The Gazette