Le Centre universitaire de santé McGill : un projet pour le XXIe siècle

Philip O’Brien, administrateur de la Société d'implantation du CUSM et Président du conseil de Devencore, Ltd.
7 Feb 2002


Discours de M. Philip O’Brien à la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain, jeudi le 7 février 2002

Mesdames et messieurs, bonjour,

Je suis très heureux d'être ici aujourd'hui pour vous parler d'un des projets les plus ambitieux et les plus indispensables à être mis en œuvre à Montréal depuis plusieurs générations : la création et la construction du nouvel hôpital du Centre universitaire de santé McGill.

C'est un projet de vision. Il y a environ 10 ans, certains de nos dirigeants ont reconnu que nos hôpitaux actuels étaient exploités à leur limite du point de vue physique, financier et opérationnel et que la population finirait par ressentir ces pressions. Ils ont aussi reconnu que le regroupement des meilleurs hôpitaux universitaires au sein d'une infrastructure conçue pour ce siècle offrirait des avantages immédiats et durables aux citoyens de Montréal et, sur plusieurs plans, au reste du monde.

Le Centre universitaire de santé McGill n'a pas encore tout à fait 5 ans, mais son histoire remonte à plus de 175 ans. Ses partenaires—l'Hôpital général de Montréal, l'Hôpital Royal Victoria, l'Hôpital neurologique de Montréal et l'Hôpital de Montréal pour enfants ainsi que l'Institut thoracique de Montréal—ont aidé à bâtir cette ville et ils continuent maintenant, par le biais du CUSM, à regarder vers l'avenir, à faire place à l'innovation et à prévoir et préparer les soins de santé du futur.

Laissez-moi vous expliquer ce que je veux dire :

  • Le CUSM est un des meilleurs hôpitaux universitaires du Canada.
  • Il est un hôpital de recherche de réputation mondiale.
  • Il forme environ 2 500 professionnels de la santé chaque année.
  • Il offre d'excellents soins multidisciplinaires, de la pédiatrie à la gériatrie.
  • Il joue un rôle clé dans l’établissement de relations et l'élaboration de protocoles avec le reste du réseau de la santé pour s'assurer que la population est bien soignée.

En bref, il n'y a pas de meilleur endroit que le Centre universitaire de santé McGill pour recevoir d'excellents traitements, donnés par un personnel de premier ordre et attentionné. Par contre, tout cela est accompli dans un environnement qui est désuet, qui ne permet pas aux professionnels de la santé de fonctionner avec efficacité, qui ne peut pas accommoder l'équipement moderne, qui rend l'obtention de traitements difficile pour les patients et qui force ces derniers et le personnel à se déplacer constamment entre cinq établissements difficiles d'accès.

À la base, le but du projet du nouvel hôpital du CUSM est de prodiguer les meilleurs soins possible à notre communauté. Ce n'est pas une idée nouvelle ni révolutionnaire. C'est quelque chose que le CUSM—par l'entremise de ses partenaires—fait sur une base continue depuis le 1er mai 1819. C'est alors que les dirigeants de la collectivité montréalaise ont reconnu que leur ville prospérait et que les 25 000 personnes qui y vivaient devaient avoir accès à de meilleurs soins médicaux. Et c'est alors que l'Hôpital général de Montréal a ouvert ses portes dans une maison transformée rue Craig avec 24 lits et un service pour les patients externes.

Deux ans plus tard, l'Hôpital général a emménagé dans de nouveaux locaux et a augmenté le nombre de lits à 72. En 1829, grâce à son affiliation avec l'Institut médical de Montréal, il est devenu le premier hôpital d'enseignement en Amérique du Nord. La relation avec l'institution, qui deviendrait un jour la faculté de médecine de l'Université McGill, a apporté—et continue d'apporter—de nombreux avantages à la ville. Clairement, nous ne sommes pas des néophytes dans ce domaine.

En 1870, malgré des rénovations et une expansion continues, l'affluence à l'Hôpital général de Montréal constituait un problème sérieux et le besoin de construire un nouvel hôpital se faisait sentir. Et c'est sur ce chapitre de l'histoire du CUSM que je veux attirer votre attention ce matin. Il a fallu près d'un quart de siècle pour satisfaire ce besoin clair et évident entre le jour où le docteur Palmer Howard a publié un article à ce sujet dans le rapport annuel de l'Hôpital général de Montréal et l'ouverture de l'Hôpital Royal Victoria. Pour y arriver, il a aussi fallu le courage et l'engagement de deux hommes convaincus.

Je ne vais pas entrer dans les détails de la relation entre les deux institutions, mais je dirais que la construction d'un nouvel hôpital en 1893 présentait nombre des mêmes problèmes et défis que ceux auxquels nous faisons face aujourd'hui. Avions-nous vraiment besoin de deux hôpitaux d'enseignement distincts? Quel était le meilleur endroit pour construire cet hôpital? Combien allait-il coûter? Et comment le paierions-nous?

Ce matin, je vais répondre à ces questions ainsi qu'à d'autres. Mais, si vous me le permettez, je vais en premier lieu expliquer pourquoi nous devrions investir pour regrouper les ressources du CUSM dans un seul établissement.

Au XIXe siècle, la communauté elle-même était responsable de répondre aux besoins des Montréalais en matière de santé; c'est ainsi que deux des plus importantes personnalités du monde des affaires et des leaders de la communauté, Donald Smith et George Stephen, ont fait un don d’un millions de dollars chacun pour la construction et le fonctionnement de ce nouvel hôpital, le Royal Victoria. En dollars courants, cette somme équivaut à un investissement individuel de 250 millions de dollars dans le CUSM et le projet du Glen par d’importants personalités du monde des affaires et des leaders de la communauté.

Pourquoi MM. Smith et Stephen ont-ils fait ça? Ils l'ont fait parce qu'il était logique pour la position et les aspirations futures d'une ville comme Montréal d'investir dans le bien-être de ses citoyens; d'inciter les gens d'ailleurs dans le monde à venir travailler et vivre ici en leur offrant la certitude que s'ils devenaient malades, ils disposeraient d'un endroit où se rétablir. Que s'ils étaient malades, les meilleurs médecins et les meilleures infirmières seraient là pour s'occuper d'eux.

En d'autres mots, MM. Smith et Stephen ont investi dans l'Hôpital Royal Victoria parce que c'était bon pour Montréal. C'était un investissement économique sûr. Et, autant leurs gares, leurs banques et leurs hôtels avaient été construits pour démontrer la stabilité de ces industries dans ce nouveau pays, autant le projet de l'hôpital démontrerait la stabilité des soins de santé. Le défi de MM. Smith et Stephen était probablement aussi important que celui que nous devons relever aujourd'hui, mais ils ont réussi et leur hôpital est l'un des joyaux de Montréal depuis plus d'un siècle.

L'ère de la communauté qui s'occupait elle-même de ses besoins en matière de santé a pris fin quand le gouvernement en a assumé la responsabilité. Maintenant, c'est le gouvernement qui doit investir dans ce secteur et qui doit gérer sa croissance comme pilier de notre infrastructure socioéconomique. C'est à nous, les usagers, de penser à l'avenir, à nos besoins face au vieillissement, de considérer le système de santé comme une composante de base de notre économie ... et d'inciter le gouvernement à agir en conséquence et à s'assurer que l'infrastructure existe pour :

  • prodiguer des soins modernes avec de l'équipement moderne
  • fournir un suivi des soins dans la communauté
  • entreprendre de la recherche qui améliorera notre qualité de vie
  • qu'on enseigne aux médecins et au personnel infirmier de l'avenir dans un environnement qui offre de nombreuses occasions d'apprentissage
  • assurer la viabilité et le succès à long terme de ce pilier économique important pour Montréal.

Cet environnement et cette infrastructure n'existent pas au CUSM aujourd'hui.

Nous devons faire face à la réalité. Le plus moderne des établissements du CUSM est l'Hôpital général de Montréal, qui a été conçu dans les années 40 et qui a ouvert ses portes en 1955. Comme vous pouvez l'imaginer, aller à l'hôpital il y a 50 ans était une expérience tout à fait différente de celle d'aujourd'hui. Les patients étaient admis pour de longs séjours. Les médecins n'avaient jamais entendu parler de tomodensitomètres ni d'imagerie par résonance magnétique. Les interventions chirurgicales n'étaient certainement pas effectuées avec effraction minimale. La pharmacothérapie était limitée et le terme « soins ambulatoires » n'avait pas encore été inventé.

L'environnement hospitalier a beaucoup changé depuis et, bien que tous les établissements du CUSM aient été modernisés et rénovés–et qu'ils continuent d'être modifiés–pour que nous puissions prodiguer les meilleurs soins possible dans les circonstances, nous exploitons une entreprise du XXIe siècle dans des immeubles dont le concept date dans certains cas du Jubilé de la Reine Victoria.

Quel chemin avons-nous parcouru : quand le Vic a ouvert ses portes, sa superficie totale était de 180 000 pieds carrés et il y avait 14 membres du personnel médical pour traiter les 1 500 patients hospitalisés et les 4 800 patients externes qui se présentaient chaque année. Aujourd'hui, les établissements du CUSM couvrent 3,4 millions de pieds carrés; nous employons 11 000 personnes et les patients ouvrent les portes de nos établissements près d'un million de fois par année. Plus de 900 000 de ces patients entrent et sortent la même journée.

Pour replacer le tout dans son contexte, nous sommes passés d'un rapport d'un patient hospitalisé à trois patients externes à un rapport de 1 à 30. Trois mille personnes, nombre d'entre elles ayant besoin de traitements haute technologie spécialisés viennent dans nos hôpitaux et retournent à la maison le même jour. Chaque jour. 365 jours par année.

Aucun des immeubles originaux, des locaux rénovés ou des ajouts n'a été conçu pour recevoir ce volume important.

Aucun n'a été conçu pour gérer l'achalandage des hôpitaux modernes.

Et aucun d'eux n'a été construit pour supporter l'équipement volumineux et lourd nécessaire pour la chirurgie, les diagnostics et les traitements.

Dans tout autre environnement de travail, ce que nous demandons à nos gens et à nos installations serait inacceptable. Et la question n'est pas de savoir si nous pouvons nous permettre de construire ce nouvel hôpital, mais si nous pouvons nous permettre de ne pas le faire. Imaginez si Nortel traitait toujours ses produits à partir de son usine sur la rue Shearer à Pointe Saint-Charles ou si Bombardier construisait des avions dans une usine de motoneiges à Valcourt. Que serait-il arrivé si ces organisations n'avaient pas saisi les occasions qui se présentaient et n'avaient pas satisfait les exigences modernes de leurs entreprises?

Maintenant, examinons ce projet du point de vue des besoins des clients. La médecine et les soins de santé modernes sont établis autour des besoins des patients, qui sont mieux servis par un concept médical « à guichet unique » offrant une efficacité verticale et horizontale. Les patients devraient pouvoir se rendre dans un hôpital universitaire et voir leur médecin le matin, subir tous les tests requis pendant la journée et rencontrer leur médecin de nouveau, avant la fin de la journée, après que leurs résultats aient été interprétés et évalués.

Les bénéfices de l'efficacité verticale sont évidents; en plus de compresser ce qui constituerait des semaines de rendez-vous médicaux en une seule journée, l'intégralité et la concentration qui en découlent permettent à une personne de retourner à la maison avec un bilan de santé positif ou d'immédiatement mettre en place un suivi médical.

Pour d'autres patients, l'efficacité horizontale est critique. Ces gens souffrent de troubles qui sont mieux traités par une approche multidisciplinaire coordonnée. Il devient alors très important que tous les spécialistes soient regroupés dans un seul endroit.

Le nouvel hôpital du CUSM offrira aussi des bénéfices aux professionnels. En particulier, l'échange de connaissances qui résulte de l'interaction des professionnels sera très avantageux. Le personnel retirera énormément de cette expérience, de même que les étudiants qui auront la chance de voir comment un système peut fonctionner de manière collaborative dans le but d'assurer le bien-être du patient.

Le modèle du CUSM pour l'avenir vise à prodiguer des soins aux enfants, aux adolescents, aux adultes et aux gens âgés, comme patients hospitalisés ou en clinique externe. Il vise aussi à coordonner les soins avec les médecins de famille par le biais de l'hôpital, de visites à domicile ou sur place avec les travailleurs des CLSC ou avec les professionnels de la réadaptation.

Mais, la structure qui permettra de prodiguer les soins est toute aussi importante que le modèle. Le nouvel hôpital doit être conçu pour l'usager. Il doit être conçu pour raccourcir les séjours. Il doit offrir du confort et réduire l'anxiété en rendant l'accès aux soins plus facile et en faisant de l'expérience elle-même un élément du processus de guérison.

Voici quelques courts exemples : les chambres des patients doivent être 25 % plus grandes, il doit y avoir beaucoup plus de lumière naturelle, il doit y avoir de meilleurs points de vue, les postes de soins infirmiers doivent être plus près des patients, il doit y avoir des systèmes de ventilation séparés, il doit y avoir des voies de circulation différentes pour les patients, les visiteurs et les fournitures de l'hôpital, les membres de la famille doivent pouvoir participer à la guérison, si ne n'est qu'en passant confortablement la nuit avec le patient.

L'infrastructure doit pouvoir accommoder la technologie que nous avons aujourd'hui et celle dont nous disposerons dans 10, 20 et même 30 ans. Ça signifie construire des locaux qui sont flexibles, qui sont capables de supporter beaucoup de poids et qui peuvent faire partie du processus de guérison.

Notre population vieillit et notre hôpital doit en tenir compte de différentes façons. Nous devons investir dans ce projet afin que chacun de nous dans cette salle ainsi que nos familles et nos voisins puissent être bien traités dans un avenir très rapproché.

Une population vieillissante a besoin de soins spéciaux. Et ces soins doivent être prodigués dans un environnement approprié aux besoins des patients. Manifestement, grimper une montagne est bon pour la santé seulement si on est en santé avant de commencer. Il faut que ce soit facile pour les gens de se rendre à l'hôpital et, une fois qu'ils y sont, il faut que ce soit facile pour eux de se rendre à leur traitement et ensuite de retourner à la maison.

Au fur et à mesure que notre population vieillit, nous pouvons nous attendre à ce que notre hôpital devienne encore plus occupé qu'il ne l'est aujourd'hui. Aucun de nos établissements ne peut accueillir cet achalandage accru. Aucun de nos établissements ne peut attirer les travailleurs très spécialisés dont nous avons besoin pour satisfaire les besoins que nous prévoyons pour l'avenir.

En ce moment, l'industrie de la santé n'est pas attirante parce qu'elle manque de financement, autant pour payer les gens que pour fournir l'infrastructure qui leur permet de donner leur meilleur rendement. Si nous laissons cette situation se poursuivre, nous en paierons les conséquences.

Le projet du Glen du CUSM résoudra une partie de l'équation. Il attirera et retiendra les professionnels compétents dont nous avons besoin parce qu'il sera moderne, éclairé, aéré, bien aménagé, bien équipé et qu'il offrira des occasions d'apprendre, de se perfectionner et de contribuer au bien-être de notre communauté.

Il le fera aussi parce qu'un hôpital d'enseignement universitaire du calibre du CUSM attire des cliniciens-scientifiques, le meilleur personnel infirmier, des spécialistes de la santé communautaire, des éthiciens, des gestionnaires et du personnel de soutien professionnel qui veulent se servir des techniques les plus avancées.

Le CUSM attire des innovateurs qui stimulent les découvertes qui, à leur tour, génèrent des investissements en biotechnologie, en biopharmaceutique et en bioinformatique. La croissance de ces secteurs partout dans le monde fait rapidement de la science l'entreprise internationale du XXIe siècle, et l'Institut de recherche du CUSM mène le peloton canadien dans cette industrie et a le potentiel de devenir un leader mondial.

L'Institut rassemble plus de 500 chercheurs venus de partout dans le monde et représente la plus grande concentration au Canada de chercheurs en médecine et en soins de santé. Le travail qui y est accompli entraîne des découvertes et des progrès dans plus d'une douzaine de secteurs de recherche, comme le cancer, les maladies du rein, la reproduction humaine, la génétique et la médecine préventive. Les résultats de ces découvertes ont un effet profond sur les gens autour du monde.

Du point de vue strictement économique, l'Institut de recherche du CUSM contribue près de 140 millions de dollars par année à l'économie montréalaise en salaires et en frais d'exploitation. Depuis 1998, il a attiré près de 200 millions de dollars en subventions importantes pour la ville, dont 50 % provenaient de sources extérieures au Québec. En outre, l'an dernier, près de 35 millions de dollars ont été injectés dans l'économie de Montréal à cause du rôle joué par l'Institut dans la tenue de congrès des sciences de la vie.

Montréal représente 50 % du secteur biopharmaceutique canadien et l'Institut de recherche du CUSM est un intervenant clé qui fait croître ce secteur et qui solidifie la réputation de la ville à l'échelle internationale. CUSM/McGill est l'organisme qui donne le plus de subventions aux meilleurs chercheurs scientifiques, c'est-à-dire près de trois fois la moyenne canadienne. Le CUSM a le plus grand nombre de chercheurs de toutes les institutions financées par le Fonds de la recherche en santé du Québec. Les entreprises de biotechnologie créées par les chercheurs du CUSM/McGill ont produit 1 500 emplois et 1,7 milliard de dollars en capitalisation boursière.

Clairement, les réussites actuelles constituent un élément vital de l'économie du savoir de Montréal. Elles encouragent la croissance, attirent des gens de talent et des investissements, elles exportent ces connaissances partout dans le monde tout en s'assurant que les gens qui vivent et travaillent ici sont bien traités.

Par extension, il est dans le meilleur intérêt de notre ville d'investir dans le projet du Glen du CUSM. Tout comme nos dirigeants qui ont prédit le besoin moral et commercial d'investir dans nos hôpitaux en 1893, nos dirigeants d'aujourd'hui doivent saisir cette occasion et assurer l'avenir de notre communauté.

En novembre dernier, Claude Béland vous a fait part de la portée et de l’importance du projet du CHUM. Aujourd’hui, je vous ai parlé du Centre universitaire de santé McGill. Ensemble nous posons les jalons de l’émergence de Montréal comme leader international de l’industrie de la science. La ville a une nouvelle administration qui regarde vers l’avenir et vers l’extérieur et nous lui livrons deux projets exceptionnels qui procureront d’importants avantages économiques et sociaux à la ville.

Montréal est déjà un centre d’excellence des industrie aérospatiale et biopharmaceutique. Elle a atteint cette position parce qu’elle a ouvert ses portes aux possibilités.

Comme citoyens, nous devons nous regrouper et encourager le gouvernement du Québec à reconnaître que ce projet du CUSM est absolument essentiel à l'économie globale du Québec, qu'il est clairement l'un des secteurs de croissance les plus importants dans lequel la province doit investir et qu'il avantagera tous les Québécois, peu importe d'où ils viennent et où ils vivent.