Kate McGarrigle 1946-2010
Douée, cultivée, source de savoir méconnu, éternelle théoricienne de la politique, de la mythologie, des sciences, des mathématiques, de la littérature, de l’histoire et des relations humaines; c’était une femme ambitieuse, déterminée, catégorique, fougueuse et aventureuse. Adorable, allègre, douce, vice, charmante et belle, elle incarnait ensemble plaisir et défi pour sa famille et ses amis. Parfois provocante, quand Kate était là, tout devenait plus savoureux.
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Cadette des trois filles de Frank McGarrigle et de son épouse Gabrielle Latremouille, née à Montréal, elle a été élevée dans le village laurentien de Saint-Sauveur-des-Monts. Elle a reçu sa formation à l’École Marie-Rose de Saint-Sauveur, au Catholic High School de Ville Mont-Royal et à l’Université McGill où elle a obtenu un baccalauréat en science en 1970.
Issue de deux familles – les McGarrigle et les Latremouille – où tout le monde chantait, elle a appris le chant et les harmonies vocales de son père, puis le piano, des religieuses du village. Elle aura appris d’elle-même la guitare blues, le claw hammer banjo et le violon.
Kate et sa sœur Anna ont été des vedettes de la scène folk montréalaise dans les années 60, au sein des groupes Le Trio Canadien et Mountain City Four. Dans les années 1970, lorsqu’elles se sont mises à l’écriture de chansons, elles ont fourni des textes aux plus grandes chanteuses de l’épique : Linda Ronstadt, Maria Muldaur, Judi Collins et Emmylou Harris.
Leurs enregistrements on touché et séduit le public. Elles sont parties en tournée à travers le monde, joué au Carnegie Hall à sept reprises, rivalisé d’intelligence et de charme, démontré un riche talent musical et représenté l’idéal canadien par leur bilinguisme naturel. Elles ont chanté en français et en anglais, tant à Montréal, qu’à New York, Londres ou Hong Kong. Elles ont mérité l’Ordre du Canada en 1994, des prix JUNO en 1996 et 1998, le prix du Gouverneur général pour les arts de la scène en 2004, le prix d’excellence ASCAP en 2005 et celui de la SOCAN en 2006.
Kate et Anna sont montées ensemble sur scène pour la dernière fois à l’occasion d’un concert de Noël en famille au Royal Albert Hall, à Londres, le 9 décembre 2009.
Kate aimait le ski de fond, le grand opéra, le roman russe, la cuisine de Noël pour toute sa famille, et le tricot. Elle aimait les chansons de Stephen Foster, les œuvres de Francis Parkman, et Ti-Jean Kérouac. Elle aimait les longues soirées passées à chanter, discuter ou argumenter. Elle aimait la vieille maison des McGarrigle à Saint-Sauveur. Elle aimait sa famille et ses amis. Elle aimait la vie.
Ses trois dernières année ont été grandement égayées par la compagnie de ses enfants, qui l’ont guidée dans une grande tournée, à frayer dans les Hamptons, à faire de la plage à Rio et la Biennale de Venise. Il y a eu la grande première de Madame Butterfly au Met, Parsifal à Bayreuth, La Favola d’Orfeo au Teatro alla Scala di Milano. Elle était aussi du bus de tournée, avec Martha en Irlande, avec Rufus en Espagne. Elle a toujours participé aux concerts, toujours acclamée.
Parmi les nombreux médecins et infirmières de l’Hôpital Royal Victoria, de l’Hôpital général de Montréal et de l’Hôpital général Juif, nos sincères remerciements à Roger Tabah, Sonia Semenic, Gerald Batist et Peter Metrakos ainsi qu’au merveilleux système de soins de santé canadien. Sans oublier Anna et Jane, fidèles préposées, et les autres membres des familles et amis pour leurs nombreuses bontés.
