Dominic et Christine Muia
Christine Muia et son mari Dominic furent terrassés lorsqu’ils reçurent la nouvelle qu’ils craignaient depuis des années. Après avoir lutté pendant plus de 30 ans contre une maladie rénale, Dominic avait impérativement besoin d’une greffe de rein. Âgé de 54 ans, les perspectives d’une retraite en bonne santé semblaient désormais s’éloigner alors que Dominic envisageait les conséquences d’une chirurgie complexe et risquée, voire l’angoissante possibilité qu’il ne soit pas en mesure de trouver un organe compatible. De se rappeler Christine : « Nous étions ravagés par l’angoisse. La simple perspective que Dominic soit tenu de passer plusieurs heures par semaine branché à une machine de dialyse et que son nom demeure pendant des années sur la liste des donneurs semblait pratiquement impossible à accepter. »
Dominic a heureusement pu être référé à l’équipe des transplantations du CUSM, un groupe de médecins, d’infirmières et infirmiers et de travailleurs sociaux ainsi que d’autres employés spécialisés qui ont entrepris de calmer les craintes du couple Muia, de répondre à leurs questions et, fait plus significatif encore, de trouver à Dominic un rein qui lui convienne. À la grande surprise du couple et à leur soulagement, les tests ont démontré que Christine pourrait servir de donneur d’organe pour son mari. « Nous étions fous de joie. Cela semblait véritablement être un miracle », de se rappeler Christine. « La perspective d’être confrontée à ma propre intervention chirurgicale, même le fait que l’on m’ait appris que je devrais tout d’abord me faire retirer ma vésicule biliaire n’ont en rien atténué mon enthousiasme. »
C’est à ce moment que Christine a été référée au Dr Liane Feldman, chirurgienne laparoscopique qui allait réaliser les interventions visant à retirer la vésicule biliaire de Christine et, plus tard, son rein. Le Dr Feldman, qui avait joint les rangs de la réputée équipe de chirurgie à effraction minimale du CUSM rassura le couple Muia en leur disant que l’intervention concernant la vésicule biliaire serait rapide et peu risquée et que les douleurs qui en résulteraient, dans la phase postopératoire, seraient mineures. « C’est à ce moment que je me suis rendu compte combien Dominic et moi pouvions nous compter chanceux de nous retrouver dans un centre de santé universitaire important comme le CUSM, où les chirurgiens ont déjà éprouvé les techniques les plus récentes », de dire Christine. Contrairement aux interventions chirurgicales conventionnelles portants sur la vésicule biliaire, l’intervention menée sur Christine serait réalisée en pratiquant une minuscule incision, à l’aide d’une caméra de très petite dimension et d’instruments miniatures. « J’ai pu recevoir mon congé de l’hôpital après y avoir subi une chirurgie de jour et je n’ai pratiquement ressenti aucune douleur. »
À l’évidence, l’intervention plus complexe n’avait pas encore été réalisée. Celle-ci consistait à retirer avec soin un rein de Christine de telle sorte qu’il puisse être greffé à Dominic. Fait étonnant, cette procédure devait également être réalisée par voie laparoscopique. Pratiquant le même type de minuscule incision à laquelle elle avait eu recours pour les fins de la vésicule biliaire, le Dr Feldman et son équipe allaient sectionner avec soin les vaisseaux et les autres structures reliant le rein de Christine et l’extraire de son corps par le biais d’une incision de trois pouces de longueur. Christine fut en mesure de se lever et de marcher le lendemain et reçut son congé deux jours plus tard, alors qu’elle ne portait qu’une cicatrice à peine visible.
Les interventions pratiquées sur Christine et Dominic furent toutes deux réalisées sans difficulté et Christine reçut son congé deux jours plus tard, alors qu’elle put rendre visite à son mari. De se rappeler Christine : « Même ces deux jours pendant lesquels nous fûmes séparés ont été éprouvants. Il me fut si agréable de pouvoir enfin retrouver Dominic en personne, lui tenir la main et confirmer qu’il allait bien. »
