Être patiente

Numéro: 
1
Volume: 
9
01/10/2008
La Clinique du sein de l’Institut des Cèdres

Jacinda Lowry a toujours rayonné la santé. Pleine de vitalité à 39 ans, cette mère d’un adolescent se nourrissait bien, courait tous les jours et, membre du Cirque du Soleil, elle aimait voyager. Elle n’avait jamais pensé qu’un jour, elle serait diagnostiquée d’un cancer du sein. Mais, comme elle le raconte ici, les progrès récents dans le domaine de la recherche ont permis que des résultats encourageants suivent un triste diagnostic, surtout si la patiente a la chance d’être soignée par la talentueuse équipe de la Clinique du sein de l’Institut des Cèdres du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Jacinda LowryJ’ai d’abord senti une protubérance vers la fin de 2007. Mon médecin de famille a jugeait bon de m’envoyer à la Clinique du sein des Cèdres dès que possible pour un examen plus approfondi, même si je pensais que ce n’était rien, juste une tumeur bénigne ou un kyste, comme en ont eus nombre de mes amies et collègues. Dans la salle d’attente de la clinique, je ne pouvais m’empêcher de me demander ce que je faisais là… Je me disais : « Je suis la plus jeune patiente ici, je me nourris bien, je fais de l’exercice, je suis en forme! » Toutefois, j’ai vite appris que tout le monde peut avoir le cancer. Lors de ma rencontre avec le Dr Meterissian, j’ai commencé à m’inquiéter quand il a décidé de faire une biopsie alors que je ne m’attendais qu’à une échographie. J’avais bien lu que la Clinique du sein des Cèdres était polyvalente, mais j’ai été surprise par la rapidité du processus.

Après la biopsie, j’ai repris une vie normale, pensant toujours que ce n’était rien. J’étais en déplacement pour le travail quand j’ai reçu un appel de la secrétaire du Dr Meterissian, me demandant de le voir au plus tôt. Le jour de mon rendez-vous, j’étais très positive; dès mon entrée dans son bureau, le Dr Meterissian me dit : « Asseyez-vous Jacinda, les résultats sont fort surprenants. » Mes yeux se sont arrondis comme des soucoupes – je pensais que c’était une erreur! Il m’expliqua que la tumeur était cancéreuse, mais petite, et que nous l’avions détectée très tôt. J’étais accablée, mais tout le personnel de la Clinique a été merveilleux, m’appelant chaque semaine pour s’enquérir de mon moral et me tenir informée autant que possible. J’étais extrêmement chanceuse d’avoir une excellente équipe de soutien : mon fils, mon petit ami, ma famille merveilleuse et de grands amis.

Le 11 mars, soit exactement un mois après avoir reçu la nouvelle du Dr Meterissian, je me suis fait opérer. On m’avait préparée au pire. À mon réveil dans la salle d’opération, j’ai immédiatement demandé « Est-ce que j’ai encore un mamelon? » La réponse m’a remplie de joie! La chirurgie s’était mieux passée que ce que j’anticipais : le Dr Meterissian a enlevé la tumeur et seulement un peu de chair l’entourant. Personne ne pourrait savoir que j’ai eu un cancer du sein à moins que je ne veuille le dévoiler.

Je pensais que je devrais ensuite avoir des traitements de chimio et je m’inquiétais de la perte éventuelle de mes cheveux, même si ce n’est que superficiel. Mais ma bonne étoile ne m’a pas quittée. Le Dr Meterissian m’a adressée à l’un de ses collègues du CUSM qui effectuait des essais cliniques dans le but d’évaluer la nécessité de la chimiothérapie pour les patients. Par l’analyse de l’ADN, ils ont découvert qu’étant à faible risque de la récurrence du cancer du sein, je pouvais être exemptée de la chimio. Je devais tout de même me soumettre à la radiothérapie. C’était une routine quotidienne à laquelle je me suis habituée. Je ne peux me plaindre de mon expérience parce qu’étant à l’hôpital tous les jours pendant cinq semaines, j’ai réalisé à quel point j’étais chanceuse. Certaines des femmes que j’ai rencontrées à la clinique de radiothérapie ne s’en sortaient pas aussi facilement.

Pour employer une expression courante, je suis maintenant en rémission, bien que je me sente tout à fait guérie. Les médecins qui me suivent régulièrement m’ont prescrit une thérapie hormonale. Je me sens très bien, je cours tous les jours, je pratique le yoga et mon régime alimentaire inclut une bonne part d’antioxydants. J’ai l’impression d’avoir été en vacances pour les six derniers mois! Mais c’était une période éprouvante, comportant énormément d’inconnu et beaucoup d’attentes, d’émerveillements et d’inquiétudes.

Depuis peu, je participe au financement de la lutte au cancer du sein. Cette année, j’ai participé à la Marche contre le cancer du sein à titre de bénévole. Je voulais donner en retour parce que j’ai vu à quel point la recherche et le développement étaient importants. Je suis en mesure d’expliquer aux gens que si je m’en suis tirée, c’est à cause de toute la recherche qui a été faite et qui doit se poursuivre. Au CUSM, nous profitons d’équipements de pointe et sommes dotés d’un personnel incroyable, aussi pouvons-nous être sûrs qu’après avoir reçu un diagnostic de n’importe quel type de maladie, nous serons entre bonnes mains. Dans ma malchance, j’ai eu beaucoup de chance. C’est une vraie bénédiction que j’aie été immédiatement dirigée vers l’équipe absolument remarquable de la Clinique du cancer du sein. J’espère que toutes celles qui se retrouveront dans une situation similaire auront, elles aussi, le privilège d’être envoyées ici.

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