Infirmière aventurière

Georgina Walter, Infirmière
1 nov. 2007

Georgina WalterLa douceur et la sérénité de Georgina Walter, infirmière spécialiste de clinique, camoufflent un certain goût pour l’aventure. Le besoin de satisfaire cet appétit explique en partie pourquoi elle a quitté Antigua, son pays natal, pour aller étudier les sciences infirmières en Angleterre dans les années 70.

« Lorsque j’ai décidé de m’inscrire au programme de soins infirmiers, je voulais surtout convaincre mes parents de me laisser voyager, rigole Mme Walter. Il était hors de question pour moi de me promener seule en Europe mais je suppose que l’école semblait fournir un encadrement sécuritaire où je pouvais être à l’abri des difficultés.»

Heureusement, le séjour de Mme Walter se passe sans histoires. Elle obtient son diplôme en sciences infirmières et entame sa carrière dans un hôpital britannique. L’esprit d’aventure qui sommeille en elle se réveille une deuxième fois lorsque son mari se fait offrir un poste à Montréal. Peu après leur arrivée, elle commence à travailler à l’hôpital Royal Victoria en obstétrique à risque élevé. « Très tôt, j’ai réalisé que je préférais les soins infirmiers spécialisés, dit Mme Walter. Le contact humain est au cœur de tous soins infirmiers mais je trouve très stimulant d’être au courant des nouveaux développements et d’apprendre les nouvelles méthodes et technologies, et de découvrir de nouveaux médicaments.»

Ce sont ces caractéristiques qui ont mené Mme Walter en gastroentérologie lorsqu’un poste s’est libéré. « Mes amis et collègues croyaient que je m’apprêtais à commettre une erreur monumentale, dit-elle. En obstétrique, nous vivons des grands moments de joie et nous formons des relations très spéciales avec les mères. En comparaison, la gastroentérologie semblait distante et mystérieuse. »

Malgré les inquiétudes de ses collègues, Mme Walter obtient le poste et est immédiatement enchantée de son choix. « L’atmosphère du département était survoltée. Le domaine de la gastroentérologie progressait à une vitesse vertigineuse, d’importantes innovations étaient sans cesse élaborées, et les chercheurs faisaient constamment des découvertes offrant des traitements et des diagnostics supérieurs, plus précis et moins effractifs. »

Mais en bout de ligne, la passion de Mme Walter pour les soins infirmiers vient de sa chaleur humaine et non des techniques et méthodes. « Quelle est la partie la plus importante de mon travail? Je réponds aux besoins des patients, je facilite la communication entre les malades et les médecins, et je fais de mon mieux pour défendre leurs intérêts, déclare Mme Walter. Lorsque les patients viennent pour un examen ou une intervention, ils sont souvent très anxieux, ils ont peur du traitement ou de ce que le médecin va trouver. Mon rôle est de les rassurer, de leur tenir la main, de veiller sur eux pendant l’intervention. Je leur donne des analgésiques si je vois qu’ils ne sont pas confortables, et je surveille leurs signes vitaux afin de m’assurer que tout va bien. Je crois qu’il est important pour les patients de savoir que pendant que le médecin se concentre sur son travail.